« Vous faites de la Suisse et des Suisses des marionnettes », cette phrase sortait de la bouche de Thomas Aeschi (UDC/ZG) devant le Conseil National. Bien malheureux lui soit-il, car respecter des engagements internationaux pour le bien de notre pays et de ceux qui nous entourent n’est pas un signe de soumission. L’UDC repartira en campagne ces deux prochains mois avec de grands slogans qui ne signifient rien et surtout pas les conséquences réelles de cette initiative. L’initiative pour l’autodétermination exige la primauté absolue de Constitution fédérale sur tout le droit international. Néanmoins, les auteurs de ce pot-pourri omettent de dire que celle-ci menace des centaines d’accords économiques et pires encore, tous les traités internationaux conclus par la Suisse.
Isoler la Suisse ?
Certaines grandes puissances peuvent faire primer leurs intérêts grâce à leur influence économique ou militaire, ce qui n’est cependant pas le cas de la Suisse. En effet, la supériorité du droit est capitale dans nos relations internationales. De cette manière, la Suisse à la possibilité de défendre ses intérêts par le droit sur la base de relations avec les autres États qui sont stables, car régies par le droit. Par ailleurs, par manque de matières premières, nous dépendons également en grande partie de l’approvisionnement de l’étranger. Citons un exemple concret — les accords de libre-échange – accords ratifiés avec des États dans lesquels les entreprises suisses sont actives, qui constituent un pilier majeur et qui permettent à nos PME de commercer avec l’étranger. Avec cette initiative, ceux-ci seraient tout simplement réduits à peau de chagrin !
Droit de l’homme
La Suisse est étroitement liée à la défense des libertés fondamentales. Nous sommes souvent cités en exemple dans la promotion des Droits humains et estimés pour notre protection des libertés individuelles. L’initiative vise également à nous dépouiller de la protection européenne qui fait partie de nos traditions. Malheureusement, en affrontant la Convention européenne des Droits de l’Homme, l’UDC réfute donc à notre histoire et à notre culture. Ce mélange toxique que propose l’UDC contredit les innombrables alliances et les nombreux traités qui font aujourd’hui notre pays. Car oui, le droit international garantit la souveraineté des États.
Nous sommes donc confrontés à deux choix le 25 novembre prochain ; celui de la raison ou celui de la démence. Démence, car vouloir bousiller tous nos accords internationaux en rendant notre pays peu crédible ne peut être en aucun cas pour le bien de notre patrie. Raison, car aujourd’hui la Suisse a besoin du droit international et peut en profiter, alors vous m’excuserez mais je resterai sage et voterai NON à l’initiative pour l’autodétermination !




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